Lundi 11 Novembre 1918

 

Ambulance 239 Mareuil sur Ay

TABARLY Aimé Désiré Dieudonné

    / intoxication par gaz

   Clairon

   ° 05 Mars 1888 au hameau de Trescanyes, Campagnac, Tarn

   fils de Pierre Marcellin et de Marie Bathilde TOURNIĖ

   cultivateur

   28 Novembre 1907 : 50 f d’amende pour transport de gibier illicitement tué…

   Cl 1908, matricule  LM 82 Montauban ; 6 Albi

   07 Octobre 1909 – 24 Sept 1911 : SM au 80e RI

   13 Juin 1913 demeure à Bruniquel, Tarn et Garonne (affecté au 24e RIC)

   03 Août 1914 : 24e RIC

   28 Septembre 14 : blessé à Minaucourt

   06 Novembre 14 au dépôt

   05 Janvier 1916 : au front   (44e)

   12 Novembre 1917 citation  % 44e RIC

TABARLY Citation

   30 Mars 1918 : 22e RIC

   05 Avril 1918 : 4e RIC

   15 Août 1918 : 23e RIC  (44e )

   † 31 Octobre 1918 sur fiche MDH

      11 Novembre 1918 sur fiche matricule

   transcription à  Bruniquel 27 Août 1921

   Bruniquel : MAM

                   Plaque commémo. (église)

TABARLY ADD

 

 Cet homme a eu droit à un article dans la presse en l'an 2001 :

Publié le 18/11/2001

L'armistice en mourant

TARN-ET-GARONNE : Aimé Tabarly, de Bruniquel, le 11 novembre 1918 à 19 h 30...

Le 11 novembre dernier, nous avions présenté l'histoire de Benjamin Dejean, de Mouillac, tué le 10 novembre 1918. Etait-il le dernier mort tarn-et- garonnais de la grande guerre? Et bien non. Aimé Tabarly, de Bruniquel, a été gazé le 11 novembre et est décédé le jour même, à 19 h 30 à 30 ans! Après le cessez-le feu...

Ils ne sont pas nombreux les poilus qui ont trouvé la mort le 10 novembre 1918. Il y avait ce pauvre Benjamin Dejean de Mouillac, que nous pensions être le dernier mort tarn-et-garonnais de la Grande- Guerre (voir notre édition du 11 novembre). Et bien il y avait aussi Aimé Désiré Tabarly, de Bruniquel. Et ce dernier est mort le 11 novembre, le jour de l'armistice. C'est assurément, et cette fois, un des derniers morts de la guerre 14-18!

Chez René Tabarly, à Bruniquel, on garde précieusement les documents qui attestent de cette d'infanterie coloniale, mort pour la France le 11 novembre 1918, l'hommage de la nation » Signé par le président de la République. Et puis, des documents d'un caractère plus administratif. Notamment la lettre adressée par le dépôt des 23et 43e régiment d'infanterie coloniale, qui dit ceci: « J'ai l'honneur de vous prier de vouloir avec tous les ménagements nécessaires dans la circonstance, prévenir Mme Tabarly, domiciliée à Bruniquel, Tarn-et-Garonne, du décès du clairon Tabarly Aimé Désiré Dieudonné eu 13e régiment d'infanterie coloniale, survenu le 11.11.18, ambulance 237 à Mareuil-sur-Ay (Marne) à la suite d'une intoxication par gaz, mort pour la France... »

A 19 h 30!

Aimé Tabarly est en fait décédé le 11 novembre à 19 h 30, soit après la proclamation de l'armistice, puisque les clairons ont sonné le cessez le feu, sur la ligne de front, à 11 heures, ce jour-là. Quelques notes de musique dans l'air de novembre que les poilus avaient attendu pendant quatre ans. Et que le clairon Tabarly aurait pu jouer s'il n'avait pas été gazé. On ne sait pas exactement d'ailleurs s'il a été victime des gaz le 11 novembre même, ou quelques jours avant, mais sa présence et son décès à l'ambulance, le soir même semblent l'attester. Car cela prouve qu'il en était encore à recevoir les premiers soins. Dans le cas contraire, si sa blessure avait été occasionnée beaucoup plus tôt (le 10, le 9 novembre?), il serait mort dans un hôpital de campagne.

Cet enfant de Bruniquel issu d'une famille de paysans, était né à Campagnac dans le Tarn, en 1888. Mais il a tout de suite vécu avec ses parents à Bruniquel dont était native sa mère, Clara Delon. Tout comme Benjamin Dejean, Aimé Tabarly avait « fait » toute la guerre. Pire, de 1911 à 1914, il était déjà sous les drapeaux puisque pendant cette période, il accomplissait son service militaire. Il n'a pas connu son second fils, né durant le conflit, faute de permission. Sept ans d'armée, quatre ans de guerre pour venir mourir sous le ciel de l'armistice. La vie est décidément cruelle...

J.-Ph. CROS.

La Dépêche du Midi

http://www.ladepeche.fr/article/2001/11/18/306247-l-armistice-en-mourant.html

 

Cet article comporte malheureusement un certain nombre d’erreurs, en plus des fautes de frappe ou même de langue, reproduites ici sans changement, puisque par « copier/coller »…

 

Tout d'abord un titre rare :

Sans doute, avec le temps, ces documents sont-ils devenus plus rares, mais cet « Hommage de la nation » à chacun des « Morts pour la France » était une chose très courante dans les familles, et il en reste encore un certain nombre, dont ceux qui circulent sur les sites de télé-vente…

 

On ne sait pas exactement d'ailleurs s'il a été victime des gaz le 11 novembre même, ou quelques jours avant, mais sa présence et son décès à l'ambulance, le soir même semblent l'attester. Car cela prouve qu'il en était encore à recevoir les premiers soins. Dans le cas contraire, si sa blessure avait été occasionnée beaucoup plus tôt (le 10, le 9 novembre?), il serait mort dans un hôpital de campagne.

On ne peut, en effet, établir la date exacte du gazage. Notons d’abord que, dans la nomenclature médicale militaire de l’époque, les gazés sont dit malades, gazés, intoxiqué, et non blessés. D’autre part, et contrairement à ce que dit l’auteur de cet article, ce gazage a bien eu lieu antérieurement au 11 Novembre, puisque la victime a eu le temps d’être évacuée sur l’Ambulance 239, qui fonctionnait à Mareuil-sur-Ay, dans la Marne, alors que l’intoxication a eu lieu dans les Ardennes, devant Blanzy,comme l’indique la citation posthume reproduite ci-dessus, extraite du Journal Officiel (si toutefois cette citation n’est pas elle-même erronée…

Les erreurs, y compris dans les documents officiels, ne sont pas rares, mais A.A.D. TABARLY accumule décidément la malchance, puisqu’aussi bien sa fiche MDH (Mémoire des Hommes, Morts pour la France) que sa FM (Fiche Matricule) en comporte ! –Cette FM n’est, notamment, pas claire pour l’année 1915. Et son décès est donné au 31 Octobre 1918 sur fiche MDH.

Or, le lendemain de ce même jour, le 43e RIC est relevé en ligne par le 22e RIC (JMO GBD2, 64/79); c’est le dernier jour où le 43e RIC enregistre de fortes pertes (2 officiers, 33 hommes tués ou blessés, JMO ID2, 98/107), et donc le dernier jour au cours duquel le clairon TABARLY a pu être gazé. C’est donc aussi celui que je retiendrai pour ce gazage.

 

Il a tout de suite vécu avec ses parents à Bruniquel

D’après sa FM, il ne vient y demeurer que le 13 Juin 1913.

 

Bruniquel dont était native sa mère, Clara Delon.

Comme je l’ai relevé ci-dessus, la FM donne comme mère:Marie Bathilde TOURNIĖ…

 

de 1911 à 1914, il était déjà sous les drapeaux puisque pendant cette période, il accomplissait son service militaire.

Grosse erreur de lecture de la FM ! Cf mon relevé ci-dessus :

Du 24 Septembre 1911 au 03 Août 1914, il n’est pas sous les drapeaux.

Si cette FM rapporte que le 13 Juin 1913 il est affecté au 24e RIC, elle nous apprend aussi qu’à cette même date il demeure à Bruniquel, Tarn et Garonne. Cette affectation est simplement sa nouvelle affectation de réserviste, à l’Unité qu’il rejoindra à la Mobilisation d’Août 1914, et datée du jour où il a fait son changement d’adresse, qui l’amenait à changer aussi de subdivision pour le recrutement militaire.

Son Service Militaire a été fait du 07 Octobre 1909 au 24 Septembre 1911.

Sources :

Fiche MDH : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523a0159ee7fb

FM :

http://archivesenligne.tarn.fr/indexvisio.php?base=MAT&url_image=/archives/1R/1R2_163_0007.JPG&cote=1R2_163&Canton=VAOUR&classe=1908&nomc=TABARLY&prenoms=AIME%20DESIRE%20DIEUDONNE

http://archivesenligne.tarn.fr/indexvisio.php?base=MAT&url_image=/archives/1R/1R2_163_0008.JPG&cote=1R2_163&Canton=VAOUR&classe=1908&nomc=TABARLY&prenoms=AIME%20DESIRE%20DIEUDONNE

 

Mardi 12 Novembre 1918

 

Mercredi 13 Novembre 1918

 

Jeudi 14 Novembre 1918

 

Vendredi 15 Novembre 1918

 

Samedi 16 Novembre 1918

Jusqu’au 3 Décembre

sans changement

(JMO ID2, 104/107).

 

Lazaret d’Offenbach, Allemagne

ROUSSEAU Albert Felix Lucien     /suites de blessures

   Adjudant

   ° 08 Janvier 1889 Saint Mihiel, Meuse

   fils de Félix Théodore et de Marie Albertine (P)AGNEL

   employé de commerce,  Argenteuil

   Cl 1909, matricule 1325 Versailles

   27 Avril 1908 engagé volontaire pour 3 ans, 128e RI

     (+ 1 an 20 Oct 1908 4e RIC)

   22 Octobre 1908 : 4e RIC

   30 Avril 1909 : 1ère cl

   23 Novembre 1910 : 23e RIC

   28 Avril 1911 : RICM

   09 Octobre 1911 : 23e RIC

   27 Avril 1912 : Caporal

   27 Avril 1912 : réserve

   03 Août 1914 : 23e RIC

   08 Août 1914 : 43e RIC

   04 Octobre 1915 : blessé à Souchez, épaule droite par E.O.

   07 Octobre 1915 : sergent

17 Avril 1917 ; blessé à Laffaux, plaies multiples par grenades, membres inférieurs, coude gauche

   1er Juillet 1918 : sergent fourrier

   1er Septembre 1918 : adjudant

   25 Octobre 1918: disparu

   16 Novembre 1918 : décédé au lazaret d’Offenbach

   transcription à Argenteuil 13 Juillet 1920

ROUSSEAU AFL Déco

ROUSSEAU AFL

 

Dimanche 1er Décembre 1918

Ambulance 1/7,  Senlis

BULTEAU Victor Ernest  /maladie cs

   ° 28/7/1887 Mormaison, Vendée

   Transcription à Rocheservières, Vendée, 05 Juillet 1919

   Senlis : NN

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